Le peuple au service des assurances maladie

À la base, les assurances maladie ont été créées pour être au service des citoyens. Comme tout le monde le sait, chacun en Suisse a, en principe, l'obligation d'avoir une assurance maladie. En cas de maladie, les frais engendrés sont couverts par l' assurance.

Au lieu de payer directement les frais médicaux aux institutions et aux personnels spécialisés dans ce secteur, on paye à l'assurance maladie un certain montant prévu annuellement. Elle joue donc, le rôle intermédiaire entre les assurés et ces derniers. Mais les temps ont changé. Elles ne se contentent plus d'être intermédiaires.

La santé des malheureux patients est-t-elle leur première occupation? Jusqu’où peut-on minimiser les coûts? Jusqu’à quel point peut-on maximiser les bénéfices? Où se trouve donc la limite dont elles ont déjà poussée à ses extrêmes, irrattrapables?

Constamment, on cherche à réduire les prestations que donne le droit à l'assurance maladie. Mais aujourd'hui les assurances sont tellement éloignées de leur véritable objectif : "répondre aux besoins du peuple". Les primes sont en hausse constante, alors que les prestations sont en baisse.

De nombreux médicaments et de soins pourtant nécessaires aux assurés ne sont pas couverts par l'assurance de base. Cela les obligent à prendre des assurances semi-privées ou privés, ou complémentaires ou encore de payer de leur poche. Ah oui, combien de complémentaires propose-t-on aux clients? Chacune des assurances en propose au minimum le nombre de doigts de vos deux mains. D'autres incluent ceux de vos pieds. Quelle est la somme d'argent qu'on peut se permettre de payer pour une assurance maladie? Et quel est son impact sur un budget familial?

Il est temps de remettre les soucis des patients en premier plan et de rappeler aux assurances maladie la Responsabilité Social des Entreprises.

Actuellement, le peuple se trouve au service des assurances maladie, cela doit changer. Les assurances maladie doivent reprendre leur rôle, donc être au service du peuple.

 

KIRAL Muhittin

 

Commentaires

  • Les assurances complémentaires ne sont conclues qu'au compte-goutte. L'assurance maladie vérifie préalablement l'état de santé et l'âge de l'assuré-demandeur. En cas de mauvaise santé ou au-delà de 40 ans, la conclusion d'assurances complémentaires est refusée puisque les assurances ne recherchent que les bons risques.

  • " De nombreux médicaments et de soins pourtant nécessaires aux assurés ne sont pas couverts par l'assurance de base. "

    " Constamment, on cherche à réduire les prestations que donne le droit à l'assurance maladie. Mais aujourd'hui les assurances sont tellement éloignées de leur véritable objectif : "répondre aux besoins du peuple". Les primes sont en hausse constante, alors que les prestations sont en baisse. "

    Vous tapez sur les caisses d'assurance maladie mais vous oubliez un peu trop vite que ce ne sont pas le assureurs qui décident ce qu'il doivent faire ou non en matière de remboursement ou de prestation. C'est la LAMAL. C'est bien l'état qui dictent les règles. Les assurances ne font que de gérer les remboursements et les prestations.

    " Il est temps de remettre les soucis des patients en premier plan et de rappeler aux assurances maladie la Responsabilité Social des Entreprises. "

    Il est surtout temps de rappeler aux politiques la responsabilité individuelle de l'assuré. Tant que l'on ne laissera pas une certaine liberté contractuelle entre l'assuré et l'assureur sur l'assurance de base on continuera à alourdir la facture des coûts de la santé pour l'assuré qui paie surtout pour les autres et non pour lui au nom de cette sacro-sainte solidarité forcée étatique.

    J'estime que l'on pourrait jusqu'à un certain seuil au niveau des soins laisser la liberté à l'assuré de payer en fonction de ce qu'il attend en retour de l'assureur pour sa couverture.

    Celui qui veut que l'assurance lui paie tout ses petit bobos et les pommades à deux balles n'a cas assumer les coûts et ne pas le faire assumer par les autres. Et c'est pareil pour celui qui prend soin de sa santé. Il n'y pas à payer pour ceux qui s'en foutent et qui ne font aucun effort pour mener une vie plus saine tel les alcoolos, les fumeurs et les toxicos.

    " Les assurances maladie doivent reprendre leur rôle, donc être au service du peuple. "

    Etre au service du peuple sont des discours de socialistes. C'est du genre: " Ouvrez grande les portes des pharmacies et servez-vous c'est gratuit l'assurance paie tout ".

    D.J

  • Je dirais plutôt, le peuple au service de l'OFAS et de Swissmedic... ce sont eux qui prennent les décisions de retirer des listes chaque année, sans aucun discernement des médicaments ou traitements dont la survie de certains dépend, quand ils ne les empêchent pas de pouvoir être achetés de notre poche dans ce pays et refoulés à la douane, se calquant à certaines décision insensées de l'UE dont ne nous ne faisons pas partie !

    Or ces deux-là devraient être au service du peuple et de la santé et non pas l'inverse.

    Les assurances, elles, se cachent derrière la loi (c'est bien pratique) et se remplissent les poches au passage. Ce ne sont que des intermédiaires.

    C'est à la racine qu'il faut changer le mal. Car ce mal coûte justement très cher en termes de santé par défaut de soins adaptés.

  • Vous avez mille fois raison mais vous n'éclairez pas nos lanternes en nous disant quoi faire... Je poserai la question suivante: pourquoi ne pas économiser chez nous, sur nos comptes et NOUS APPARTENANT EN PROPRE, le montant des primes de base mais en gardant notre argent pour nous?
    Un montant des primes de base qui serait annoncé officiellement chaque snnée, en guise d'indication, simplement, sans plus. Nous conenant, si indexé à nos revenus, ou non, trop élevé. N'est-il pas invraisemblable qu'une assurance, "chérie des Suisses en ses débuts", FACULTATIVE, il faut le redire, soit devenue ce "asse-tête à vous en faire tomber malade (un comble, non?!) de par la soif de gains des responsables de cette situation tragique pour grand nombre d'entre nous? Pourquoi toujours tout accepter, pourquoi toujours courber l'échine?

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