• Genève, la revanche de l'Air

    Selon un article dans Le Courrier datant de 2005 (Le Courrier), l’air à Genève a commencé à se dégrader en 2003. L'augmentation du trafic était alors déjà à l’origine du problème de pollution. Il est aussi mentionné que durant les années nonante, la situation s'était améliorée. Intéressant...

    Qu’en est la situation aujourd’hui, une dizaine d’années plus tard ?

    Selon le dernier rapport de la qualité de l'air à Genève, publié en juin 2012, les concentrations de plusieurs polluants de l'air dépassaient dans le canton les limites fixées par la loi. Le résultat : des multiples conséquences néfastes sur notre santé.

    Multiples conséquences néfastes sur notre santé.

    Il est estimé qu’entre 3500 et 4000 décès ont lieu chaque année dû à des troubles respiratoires et de maladies cardiovasculaires provenant des effets de polluants atmosphériques (Les Offices fédéraux de la santé publique et de l’environnement). Voici la revanche de l'air.

    N’est-ce pas alarmant ?

    Cette année beaucoup d’entre nous ont vécu la souffrance de voir nos petits et d’autre personnes fragiles accablés par des troubles respiratoires comme des bronchiolites avec des visites interminables aux urgences pleines à craquer.

    Pierre Kunz, adjoint de direction au Service de l'air, explique que les particules fines sont les substances les plus dangereuses pour la santé. Ces substances empirent les troubles respiratoires surtout dans le cas des personnes fragiles ou asthmatiques et peut a long terme générer des thromboses.

    Cela est devenu une menace évidente pour la santé de notre population et nous ne pouvons rester aveugles à cette situation.

    Trafic routier

    Selon le rapport mentionné ci-dessus de l’État de Genève sur la pollution de l’air dans le canton, montre que les polluants tels que le dioxyde d'azote (NO2), l'ozone (O3) et les particules fines (PM10), dévoilent des concentrations qui dépassent les valeurs limites d'immissions fixées par l'ordonnance fédérale sur la protection de l'air, particulièrement dans la ville de Genève.

    En 2011, le trafic routier constituait à plus de 40% des émissions d'oxydes d'azote et à 35% des émissions de particules fines.

    Pierre Kunz confirme que les deux facteurs principaux responsables de la mauvaise qualité de l’air, sont : la densité en axes routiers et en habitants-emplois dans la ville, « Plus il y a  d'habitants et d'automobilistes dans un lieu, plus la consommation en carburants et en combustibles y est élevée. L'air se charge en polluants.»

    Solutions

    L'air que nous respirons est l'une de nos ressources les plus importantes. Sa qualité n'est toutefois pas garantie et la pollution de l'air à Genève est un danger pour la santé. 

    Certaines mesures sont déjà mises en place pour améliorer les situations telles que le catalogue de 13 mesures présenté récemment par la conseillère d'État Michèle Künzler.

    Mais est-ce suffisant pour garantir une amélioration à court terme et à long terme ?

    La réponse est certainement non ! Tant que nous restons dans ce système de circulation, une circulation qui ne cesse de croître, la qualité de l’air ne sera malheureusement pas améliorée.

    Quelles sont les solutions, les mesures correctives, les plans d’action à prendre ?       Rome n’est pas construite en un jour. L’amélioration n’arrivera pas du jour au lendemain, on doit surtout avoir une vision à long terme. La traversée du lac dont nous parlons depuis des décennies, pourra être une solution qui répond à plusieurs problèmes en même temps… Les partisans de cette traversée, ensemble, doivent doubler d’effort pour réaliser cette œuvre si attendu, si utile, si désirée depuis trop longtemps. Ce qui réduira considérablement la circulation en centre ville.

    D’autres solutions : telles que constructions de parkings sous-terrains, la mise en place d’une taxe routière pour la protection et préservation de l’environnement imposée aux non-habitants de Genève en cas d’entrée avec voiture dans la ville, sont quelques solutions parmi tant d'autres.

    Comme mot finale, prenons comme motivation la phrase prononcée par Arnold Schwarzenegger, l’ancien gouverneur de Californie, pendant l’inauguration de l’organisation R20 à Genève :

    « L’écologie c’est comme le Fitness, il ne faut jamais baisser les bras ».

    Donc ne baissons pas les bras et trouvons des solutions pour combattre cette nuisance et améliorer la qualité de vie, notamment la santé précieuse de nos citoyens !

     

    KIRAL Muhittin, candidat PLR à l'élection du Grand Conseil 2013