Tout le monde ne s'appelle pas Tom Cruise

Un toit, où es-tu? Avoir un toit à soi-même n'est pas à la portée de tous. Là, je veux être clair, je ne parle pas d'un achat de bien immobilier, mais d'un bail à loyer pour appartement.  Un terme qui s'impose d'être prononcé tellement souvent et ce de manière désagréable, il devient agaçant. Ce terme s'appelle le logement.

Il occupe les manchettes, les grandes pages des journaux, les émissions à la télévision et la presse virtuelle. Du plus âgé au plus jeune, tous savent que la pénurie du logement ne date pas d'hier. Quelle triste longévité de cette réalité!

Un homme, une femme, un couple, des étudiants, brefs, ceux qui se lancent à la recherche d'un toit, sont confrontés à une amère vérité.  Dans le canton qui est au bord de l'explosion à cause d'un manque effrayant de logement, ces gens sont vite découragés. Pour la même raison, nous avons déjà expatrié des dizaines de milliers de nos citoyens hors du canton ou en France voisine.

Les recherches peuvent durer de longs mois avec beaucoup de chance ou manque de bol des années. Cela peut paraître incroyable mais vrai. L'aventure peut laisser des traces ineffaçables dans l'esprit.

On commence?  

Vous voyez une annonce concernant appartement libre. Vous prenez votre appareil et appelez  la source de l'annonce. "Bonjour madame, j'ai vu votre annonce, l'un de vos appartements m'intéresse sur votre site, Il est toujours libre?, La téléphoniste répond: "Oui bien-sûr, mais si vous voulez le visiter, il faut prendre un rendez-vous". Vous acceptez et proposez le même jour avec un peu d'espoir. La téléphoniste coupe court et vous dit: "Ce n'est pas possible, j'ai une place la semaine prochaine, pas avant." Vous lâchez les bras et vous acceptez en laissant vos coordonnées.  Le fameux jour venu vous vous présentez au guichet et vous demandez la clef pour ledit appartement en vous excusant du retard à cause des transports. L'hôtesse d'accueil vous répond avec sourire: "Désolée Monsieur c'est trop tard". Vous insistez, "Mais Madame, il y a des soucis de circulation, vous le savez…". "Je sais Monsieur, mais ce n'est pas notre problème" vous réplique l'hôtesse avec un ton moins agréable, "sinon il faudra prendre un autre rendez-vous, j'ai une place pour la semaine prochaine?". Vous l'acceptez sans conviction.

Le jour de la visite est arrivé, votre employeur vous demande de faire un effort aujourd'hui, il manque quelqu'un dans l'équipe. Vous acceptez et rappelez  votre contact pour location d'appartement et demander de reporter le rendez-vous. Au bout du fil on vous rappelle que plus tard ce sera trop tard et qu'ils ont déjà reçu trop de dossiers et ne donne plus de rendez-vous si celui-ci est annulé. Vous renoncez et souhaitez une bonne journée. Vous vous réveillez le lendemain matin et vous vous lancez dans d'autres recherches, par tous les moyens. Les procédures sont les mêmes; réunir les documents, remplir les formulaires, critères de salaire, récupérer et rendre les clefs,  visite sur place,  lesquels restent sans résultats. Tout ça vous prend votre énergie, courage, patience et qui vous rend en même temps désagréable, fatigué, blasé, voire dépressif… Voilà le quotidien des chercheurs et chercheuses de logements à Genève.

Fraichement arrivés à la tête du Département de l'Urbanisme, le nouveau ministre et son équipe, forment un espoir bien plus grand que l'on peut penser pour les genevois. C'est sans doute une aubaine. Un changement qui a amené une nouvelle ère.

On a finalement comprit que dans cette République trouver un appartement est presque une Mission Impossible, mais tout le monde ne s'appelle pas Tom Cruise .

 

KIRAL Muhittin membre du PLR

 

 

 

 

 

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