• FINALEMENT CE VA OU CE VA PAS ?

     

    Le projet, CEVA, a fait couler beaucoup d’encre.

    L’initiative acceptée par le peuple provoque la naissance d’une grande question que l’on doit se poser. Avons-nous fait juste ou faut, en ayant dit oui en faveur du CEVA ? C’était la meilleure décision à prendre ou la seule décision à prendre ? Où en sommes-nous ?

    Est-ce que nous nous sommes fait piéger par les élus de France voisine qui attendaient discrètement le moment actuel pour nous annoncer leurs moyens insuffisants de financer la partie de la liaison ferroviaire sous leur responsabilité?!

    Paradoxalement, ces mêmes élus ont la solution facile et rapide. Elle est la suivante, ils se présentent un beau matin devant la porte des Genevois ou et des Suisses, en disant, nous vous proposons de financer le reste de ce projet. Vous les Genevois et Suisses, vous devez faire preuve de compréhension. Il n’y a qu’une seule et unique chance de voir aboutir ce projet, c’est le financement qu’on vous demande, et ils pensent que cela va passer. L’argument avancé ? Genève aurait besoin de ce projet plus que les autres intéressés.

    Pas du tout ! Là, je vous invite à revenir à la réalité, et vite, en même temps vous rappelle que vous en avez réellement besoin, plus que tous les autres concernés dans ce projet. Pas question de nous envoyer la facture des frais.

    Sinon… Le peuple qui a accepté ce projet, détesté par tant d’opposants, (lesquels sont prêts à tout), peut sans hésitation sans difficulté le modifier ou repousser le plan actuel à un quart de siècle. Comme le projet de construction d’un pont à Genève, qui reste au niveau oral depuis des années. A vous de savoir, finalement CE VA ou CE VA pas ?

    Puisqu’on y est, parlons d’un élu Genevois à l’exécutif cantonal qui dit, dans un article de la Tribune de Genève, la France a beaucoup plus souffert de la crise que Genève, montre qu’il ignore complètement la situation catastrophique de cette Ville. Le fait de ne pas voir les faillites, le taux de chômage double de la Suisse, le pouvoir d’achat des habitants du canton qui ne cesse de chuter, nous fait comprendre qu’il est loin de la réalité.

    Heureusement que l’un de ses collègues, le conseiller d’Etat en charge du Département de la solidarité et de l’emploi a réussi à stopper une hausse du chômage, mieux encore, il a pu faire faire baisser ce taux maudit, et a pu empêcher une catastrophe plus grande.

    Une autre chose, ce n’est pas à nous de résoudre les problèmes de la France, c’est à la France de se remettre en question et de les assumer.

    KIRAL Muhittin, membre du PRD